Articles

Affichage des articles associés au libellé Réseaux sociaux

Etes-vous un ultracrépidarien ?

Image
La France compte 67 millions d'experts.  Des experts en virologie, en politique, en économie, en sociologie, en droit, en histoire des religions, en parité, en géopolitique... Les meilleurs cumulent toutes les casquettes. Donnez-leur n'importe quel thème, ils vous assèneront immédiatement un avis tranché, définitif, sans appel. Assurance ne rime pas toujours avec connaissance ni compétence. C'est fort dommage.  En 1999, suite à des expériences menées, les psychologues américains David Dunning et Justin Kruger ont donné leur nom - l'effet Dunning-Kruger - à ce biais cognitif qui pousse les personnes les moins compétentes à surestimer leurs capacités par excès de confiance. La langue française ne manquant pas de ressources a trouvé un terme permettant de désigner ceux et celles qui parlent de choses qu'ils ne connaissent pas : les ultracrépidariens. Un mot apparu récemment semble-t-il, fondé sur l'expression latine "sutor, ne supra crepidam" signifiant ...

Le temps de la réconciliation

Image
Et si l'heure était à la réconciliation ? Faire une pause dans l'escalade hystérique que les médias se délectent à alimenter. Pas une semaine ne passe sans qu'un sujet polémique n'enflamme la toile et les esprits. Les uns contre les autres. Chacun sa case et son étiquette selon son mode de vie, sa consommation, sa religion, sa sexualité, sa provenance... La liste est inépuisable. Le communautarisme n'a, semble-t-il, jamais autant divisé la société. Rien de nouveau me répondrez-vous. Sauf que poussé à son paroxysme, le communautarisme génère aujourd'hui un dangereux repli sur soi et une aliénation de la réflexion. Sauf que nous n'assistons pas seulement à une saine confrontation des opinions mais à une inquiétante opposition des individus. Sauf que la sphère publique est devenue un prétoire populaire et populiste. On est forcément "pour" ou "contre" et il n'y a guère de place pour ceux.celles qui se situent ail...

Les réseaux sociaux : une arme de destruction massive

Image
L'actualité nous le rappelle une fois de plus. Peu importe qui il est, ce qu'il représente, ce qu'il a fait. Le sujet n'est pas là. Demain ce sera le tour d'un autre, d'une autre. Vie privée, vie publique. La frontière est si mince. Existe-t-elle même encore ? Combien d'hommes et de femmes sont-ils ainsi cloués au pilori pour une petite phrase, une image dérobée, ou pour le seul fait de publier une photo ou un avis ? Combien d'adolescents se disent meurtris par la violence numérique ? Il suffit de lire les commentaires sur n'importe qu'elle publication pour comprendre que les réseaux sociaux ont libéré la parole jusqu'à la lie. Célèbres ou anonymes, politiques ou civils, jeunes ou adultes, sommes-nous tous condamnés à passer sous les fourches caudines de la toute puissance des nouveaux médias ? Devons-nous rester tapis dans l'ombre pour ne pas risquer la vindicte populaire ? Exposer sa vie, c'est s'exposer au regard ...